La Marocaine Farah Bouelasri est la huitième candidate à sortir de la Star Academy Maghreb, après le prime diffusé le 8 juin. Dans un entretien exclusif accordé à Magharebia, cette jeunes résidente française de 19 ans a parlé de ce qu'elle avait appris durant ce concours, ainsi que de ses préférences pour le vainqueur.
Magharebia: Vous savez pourquoi vous avez été éliminée ?
Farah: Le public a d'abord voté, puis ce fut au tour de mes amis dans le dar à décider de mon sort. Depuis le début, ils avaient décidé de répartir leurs votes de manière équitable, pour éviter les embarras et le transfert de responsabilité quant à savoir qui sera éliminé par les juges. Mais la confusion a régné chez les candidats, alors j'ai perdu.
Magharebia: Etes-vous déçue ?
Farah: Je savais depuis le début que le jour arriverait où je devrais partir, et je connaissais le jeu et ses règles d'élimination, ce qui ne veut pas dire que je ne sois pas triste. J'espérais parvenir en finale, mais c'est le rêve de tous les participants à la Star Academy. J'ai dû respecter les règles du jeu.
Magharebia: Envisagez-vous une carrière artistique après la Star Academy ?
Farah: Certainement, le monde des arts m'a attirée depuis ma plus tendre enfance, et ce n'est ni aujourd'hui ni demain que je vais l'oublier, en particulier après tout ce que j'ai appris à la Star Academy et avant. [Mais je vais aussi] tenter de rattraper le temps que j'ai manqué cette année. J'ai raté mon baccalauréat à cause de la Star Academy.
Magharebia: En quoi la Star Academy vous a-t-elle aidée ?
Farah: J'ai vraiment beaucoup appris. Tout d'abord, j'ai pu surmonter les problèmes de gêne et de crainte de devoir affronter le public ; j'ai également appris de superbes techniques de chant, et j'ai largement profité d'un travail avec des professionnels sur de nombreux aspects techniques que je ne connaissais pas du tout auparavant. La Star Academy m'a également donné l'occasion de développer mon réel potentiel et de connaître mes faiblesses et mes points forts. Et, ce qui n'est pas rien, la possibilité de commencer à aimer [la scène] : rester droite, s'incliner, contrôler et interagir avec le public.
Magharebia: Vous êtes française, d'origine marocaine. Avez-vous beaucoup appris sur l'Afrique du Nord ?
Farah: Absolument, j'ai appris les coutumes des pays, leurs traditions et leurs dialectes. J'ai découvert qu'il n'y a pas de différences ou de conflit entre les gens du Grand Maghreb. Nous avons les mêmes aspirations, les mêmes rêves, et, sur la durée, nous avons pu surmonter les incompréhensions liées à la langue et nous forger des expressions nous permettant de résoudre toutes les difficultés.
Magharebia: Quel est le meilleur souvenir que vous garderez de la Star Academy ?
Farah: Les nombreuses expériences et moments de joie que nous avons partagés.
Magharebia: Et le pire ?
Farah: A la fin de chaque semaine, quand nous savions que l'un d'entre nous allait devoir partir ; il était très pénible de les voir rassembler leurs affaires personnelles avant leur départ définitif. Sur un plan personnel, mes pires souvenirs ont été les moments précédant l'annonce du résultat final, qui passait par deux étapes, d'abord le vote du public, puis le vote des collègues de la Star Academy. Je crois que c'est le pire qui puisse arriver à quelqu'un – devoir choisir entre des amis proches.
Magharebia: Qui voyez-vous gagner ?
Farah: C'est difficile à dire, parce que tous les candidats ont des chances égales, ils ont tous leur style artistique, leur personnalité et certaines caractéristiques spécifiques qui les distinguent des autres.
Magharebia: Alors qui espérez-vous voir gagner ?
Farah: (Sourire.) Je suis divisée entre Farid, Hajar et Hamid.
Magharebia: Si vous étiez autorisée à participer une nouvelle fois à la Star Academy Maghreb, le feriez-vous ?
Farah: Je ne manquerais certainement pas l'occasion de revenir.
Magharebia: Aviez-vous entendu parler de la victoire de Marwan Ali dans la Superstar ?
Farah: Je ne le savais pas, et cela me rend heureuse, en particulier qu'un Nord-Africain remporte un concours au Liban.